Actualités décembre 2013 club aquariophilie

Une fiche sur le dernier poisson introduit :
 

Neolamprologus brevis . ( introduction : 10/12/13)

Etymologie : βρέφος ( brephos) = nouveau-né. λαμπρός ( lampros ) = brillant . λόγος(logos) = parole.

Origine géographique : Lac Tanganyika .( endémique ) aussi bien en Tanzanie , qu'en RD du Congo , et en Zambie .

Famille : Cichlidés .

Sous-famille : lamprologiens .   

Taille du bac : 150L ( au moins 100 L pour un couple ; mais prévoir ensuite que les petits seront éloignés et nécessitent des coquilles à eux ) .

Biotope : zones rocheuses / sableuses avec des coquilles .

Mode de vie : conchylicole ( vit dans une coquille ) ; la coquille est enterrée de façon à ce que seule l’embouchure  demeure apparente .

Sociabilité : vit par couples , dans une coquille . Mais territorial .

pH : 8 à 9,5

KH : 6 à 15 ce qui paraît peu en regard de la quantité de minéraux dissous dans le lac - le composé principal est carbonate de magnésium  MgCO3 = 144mg/L

puis le Carbonate de Sodium Na2CO3 =125 mg/L  (anhydre)

Température : 22 à 26°C

Taille : femelle : 2,2 à 3 cm ; mâle : 4,5 à 6cm voire 7 cm

Dimorphisme  sexuel : très marqué la femelle est beaucoup plus petite .

Reproduction : substrat caché , dans la coquille d’un néothauma ( ou à défaut , d’un escargot de Bourgogne) .

Nourriture : petites proies vivantes ( mysis , artemia , cyclops , petits crustacés ) et lest ( algues ) .

 

Observations :

9/12/13 : achat .

10/12 : introduction . restent cachés dans la coquille .

 

Remarques : de prime abord la robe de ces petits poissons semble plutôt terne et  peu attrayante en comparaison d'autres Cichlidés mais des irisations bleues électriques strient verticalement le corps  du poisson lequel devient  bien plus joli . Le coloris varie en fonction de l'humeur du poisson . Leur comportement les rend attachants .

D'autre part , concernant les paramètres chimiques , leur variabilité est imputable à plusieurs raisons : d'abord , l'eau n'est pas exactement homogène géographiquement dans l'immense lac Tanganyika en dépit du climat équatorial  . Des variations de température , de pH et de dureté carbonatée sont mesurables entre deux périodes de l'année et en fonction des zones géographiques .

De la côte tanzanienne  ( Kigoma ) à la côte congolaise  ( Kalémie )  il y a 80 km avec des profondeurs immenses et la Zambie , tout au sud du lac , est situé à plusieurs centaines de kilomètres . L'apport des affluents au Sud et à l'Est du lac jouent sur les paramètres chimiques , et les pluies énormes ( en février mars , avril - saison des pluies oblige ) influent aussi sur les paramètres de l'eau et rendent d'ailleurs le climat difficile à l'homme . L'eau est plus fraîche ( 23°C-24°C  en juin juillet août ) .

 

Par ailleurs il ne faut pas considérer le lac comme un lieu immuable ( pas plus qu'un fleuve ) : jusqu'en 1878 , la rivière Lukaga se jetait dans le Tanganyika ; mais , suite à un mouvement tectonique , son sens s'est inversé et elle est dorénavant alimentée par le lac pour ensuite se déverser dans le Congo . A terme , cela peut éventuellement opérer des répercussions sur la propagation des espèces , mais il y a la barrière chimique des eaux du lac .

Il faut aussi tenir compte du fait que le lac étant sur une faille de 7 km de profondeur , le fond du lac est l'épicentre de secousses sismiques que les sédiments  recouvrant le fond sur plusieurs kilomètres  amortissent plus pou moins ( en 2005 , un séisme de magnitude 7,5 sur l'échelle de Richter eut pour épicentre une zone à 10 km de profondeur sous le lac) .

 

Il faut se représenter le volume immense d'eau se déversant dans le lac : les fleuves apportent 24 kilomètres-cubes d'eau chaque année et les pluies 41 kilomètres-cubes d'eau . On peut comparer avec les 89 milliards de mètres-cube du Lac Léman ... oui enfin ça fait un petit problème de conversion . Combien de mètres-cubes dans un kilomètre-cube ? ( indication 1 km = 1000 m , alors 1 km² = 1000 x 1000 = 1 000 000 m² et on n'est pas loin de déduire la suite ... ) . 

Ensuite il faut tenir compte de l'évaporation .

L'eau du lac met 485 ans pour se renouveler entièrement ... il faudrait comparer ça avec le volume du lac et voir si un simple quotient suffit à calculer ... ou bien si des maths plus compliquées sont en jeu .

 

Par l'immensité de ces volumes , on voit le rôle majeur que joue le lac dans l'écosystème local et régional .

 

Quelques photos de Neolamprologus brevis : 

 

Neolamprologus brevis pairNeolamprologus brevis

Neolamprologus brevisN.brevis, photo by 2ToneArmy